Gia Phong Hua
artiste peintre
1446, Rte 263 Sud, Princeville. (Qc) G6L5K7

                                                                                                                                       La nouvelle union 2 septembre 2011

Gia Phong Hua expose à la Bibliothèque Madeleine-Bélanger

«150 ans, histoire en couleurs» est le thème de l’exposition présentée par l’artiste peintre Gia Phong Hua durant tout le mois de septembre à la Bibliothèque Madeleine-Bélanger à Princeville.

Il s’agit de toiles que l’artiste avait produites à l’occasion du 150e de Princeville à partir de photos noir et blanc. Sous chaque toile, on retrouve également une explication de l’œuvre. Pas moins de 35 pièces sont à voir.

D’autre part, l’artiste peintre a remporté le prix coup de cœur du public lors du dernier Symposium «Oh! En Couleurs» tenu à Sainte-Eulalie. C’est la deuxième année de suite que M. Hua reçoit pareil honneur.

Mentionnons que M. Hua présentera également une soixantaine d’œuvres dans le cadre du 150e de Victoriaville lors d’un 5 à 7 le samedi 10 septembre au Resto Bar L’Évasion.

La nouvelle union 10 septembre 2011 Stéphanne Lafortune

Gia Phong Hua fait revivre l’histoire de Victoriaville

L’artiste Gia Phong Hua procédait au vernissage de son exposition au Complexe l’Évasion de Victoriaville. Le Princevillois exposait pas moins d’une quarantaine de toiles, retraçant l’histoire de la ville.











Travaillant sur ce projet depuis juin dernier, il a épluché les livres d’archives des bibliothèques municipales afin de dénicher des photos d’origine pour la confection de ses tableaux. Jusqu’à présent, il a plus d’une soixantaine d’œuvres de terminées sur le passé de Victoriaville et de Princeville.

Mais sa principale source de documentation est les personnes âgées. «Ces personnes ont un vécu incroyable : elles connaissent tout le monde et ce qui s’est passé à un endroit en particulier. Elles m’ont beaucoup aidé à dénicher des photos et m’éclaircir sur certains monuments», a-t-il expliqué.

Sous chacune des toiles exposées, un cliché d’époque ainsi qu’une brève description du portrait ou de l’édifice y sont accrochés. Pour le peintre, cet élément était essentiel, et ce pour plusieurs raisons. «Il y a beaucoup de gens qui ne connaissent pas le passé de leur ville et c’était pour moi une façon de leur raconter. Certains sont même venus me féliciter en pleurant tellement il se voyait remonter dans le temps. De plus, cela pourra être utile pour les générations à venir, afin que le qu’il ne soit pas oublié», a noté ce dernier.

Parmi ses réalisations, soulignons les portraits de Marie et Pierre Roux, Jean Béliveau ainsi que le maire actuel Alain Rayes. Il a notamment peint la rue Notre-Dame et la compagnie Eastern Furniture dans les années 40, la caisse populaire en 1936 et la rue Laurier en 1905.

À la recherche d’un local

Même si Gia Phong Hua multiplie les expositions depuis plusieurs mois, il souhaite ardemment trouver un local pour exposer toutes ses peintures à l’année. «J’aimerais avoir un endroit public où les visiteurs de tous les âges pourront admirer mes tableaux. Pour l’instant, je ne peux pas amener toutes mes réalisations, car j’en ai beaucoup. Mais dans un avenir rapproché, je désirerais pouvoir toutes les réunir sous un même toit», a-t-il conclu.

La nouvelle union 12 janvier 2008

Gia Phong Hua redonne vie au passé

Outre l’Exposition agricole de Victoriaville, où il fait des démonstrations depuis cinq ans, et quelques autres événements particuliers sélectionnés par Gia Phong Hua, vous ne trouverez plus l’artiste peintre dans toutes les expositions et symposiums organisés au Québec ou à l’international. C’est qu’il préfère, pour le moment du moins, se consacrer à ses cours de peinture à l’huile et à un projet personnel qui concorde, tout à fait par hasard, au thème adopté par la Ville de Victoriaville pour cette année 2008. Gia Phong Hua a déjà deux toiles et plusieurs autres croquis illustrant différents attraits patrimoniaux de Victoriaville.

«Je me prépare à l’avance. Comme ça, s’il y a des célébrations d’organisées pour l’anniversaire de la ville, je pourrai présenter ces toiles». À partir de minuscules coupures de journaux, Gia Phong Hua a déjà reproduit la Gare de Victoriaville de 1940 et la Maison Wilfrid-Laurier. L’Hôtel Grand Union, Une vue du centre-ville vers les années 1950 et un paysage agricole sont également en cours de réalisation.  Il faut dire que M. Hua n’en est pas à son premier contact avec notre histoire régionale, lui qui a déjà fait revivre en 1998, en 48 toiles, l’épopée princevilloise et ses 150 ans d’histoire. À l’époque, il avait d’ailleurs vendu 28 de ses toiles, avant même que le vernissage n’eut été officialisé! «Deux mois avant l’événement, une annonce avait passé dans le journal local concernant le 150e de Princeville. En parlant aux voisins, aux personnes âgées, j’ai réussi à trouver des photos et des vieilles coupures de journaux», raconte l’artiste peintre qui devait imaginer les couleurs des bâtiments qu’il voulait reproduire, puisque toutes les photos et journaux étaient évidemment en noir et blanc. «Parfois, il a fallu demander l’opinion de plusieurs personnes, qui avaient toujours habité Princeville, pour obtenir la couleur réelle d’une maison», continua M. Hua qui a constaté rapidement que la mémoire est une faculté qui oublie… «Il y avait des gens natifs de Princeville, dont la famille avait toujours habité ici, qui ne savait même pas que la ville avait vu brûler sa première église!», souligne l’artiste qui en avait été étonné au moment de faire ses recherches.

Technique

Contrairement à plusieurs autres artistes peintres, Gia Phong Hua n’a jamais eu peur de dévoiler ses trucs et secrets qui constituent sa technique. Une technique qui donne d’ailleurs des résultats spectaculaires en un temps record.

«Pour aller plus rapidement, j’utilise des pinceaux plus larges, à poils de martre ou de porc», indique celui qui donne des représentations publiques de son talent, dans la région, depuis 1992.  Sur ses croquis représentant l’héritage patrimonial de Victoriaville, on observe aussi de la pellicule de plastique auto-adhésive, qui sert à protéger les bâtiments déjà esquissés, pendant que le peintre s’affaire à dessiner le ciel et ses nuages. «C’est ce qui donne de la profondeur à la toile», explique Gia Phong Hua, qui ne comprend pas pourquoi certains peintres arrêtent de peindre dès qu’on les regarde. «Je donne souvent pour exemple dans mes cours la grand-mère qui peint et dont la petite-fille s’exprime «Wow! C’est beau grand-maman, comment tu as fait ça?» et la grand-mère lui répond «oh, c’est rien, je fais ça à l’œil…». Avec cette réponse, l’enfant n’apprend rien. Si vous prenez un moment avec votre enfant et lui expliquez quelques rudiments de la technique, vous aurez passé un bon moment avec lui et il aura appris quelque chose!»  Avec sa technique, Gia Phong Hua propose à ses élèves, qu’ils étudient l’aquarelle, l’huile ou l’acrylique, de réaliser une toile complète par cours, c’est-à-dire en trois heures.

Déception

Gia Phong Hua choisit maintenant les événements auxquels il participe, pas seulement parce que le temps lui manque, mais parce qu’une grande majorité des symposiums ou des expositions l’ont déçu, que ce soit au niveau du traitement de ses œuvres ou celui qu’on réserve à l’artiste.

«Beaucoup d’artistes aiment dire qu’ils ont été à l’international, mais qui vient nous visiter là-bas?», se questionne l’artiste peintre qui a souvent déboursé des sommes considérables pour des expositions qui ne lui rapportaient rien.  Pour le moment, Gia Phong Hua continue d’offrir occasionnellement des toiles à des organismes de la région et se consacre à ses cours de peinture.  Pour ceux qui désirent le voir à l’œuvre, il participera encore cette année à l’Exposition agricole de Victoriaville et au Festival de la canneberge de Villeroy (9 au 12 octobre). Gia Phong Hua participera également, du 15 au 17 juillet au Symposium Pauline-Julien de Trois-Rivières et à celui de Ste-Sophie-de-Lévrard, le 12 juillet.  Pour les personnes intéressées à apprendre la peinture à ses côtés, vous pouvez le joindre au 819 364-3159.